Le lever et le coucher
Sortie du lit et installation, aide à l'habillage et au déshabillage, toilette accompagnée sans hâte et à l'abri des regards, cheveux coiffés et petits soins d'apparence.
rester chez soi, le plus longtemps possible
Quand une journée devient difficile à mener seule, quelques heures bien placées suffisent souvent à tout tenir. Voici ce que j'assure chez la personne accompagnée, et où s'arrête exactement mon rôle.
Perdre un peu d'autonomie ne veut pas dire tout déléguer. Une personne qui boutonne encore sa chemise en cinq minutes doit continuer à la boutonner, même s'il faut patienter le temps qu'il faut. Chaque geste repris par quelqu'un d'autre est un geste que l'on désapprend, et cela va plus vite qu'on ne le croit.
Je me tiens donc à côté plutôt que devant : je prépare, je sécurise, je donne le bras, et je laisse faire tout ce qui peut encore l'être. Les jours où plus rien ne va, je prends davantage en charge, puis on revient au rythme habituel dès le lendemain.
Les visites se calent du lundi au samedi, entre 7 h et 22 h, sur des créneaux fixés à l'avance. Une heure le matin pour le lever et le petit-déjeuner, deux heures l'après-midi pour les courses et un peu de compagnie, un passage en fin de journée avant le coucher : le découpage se décide selon les moments où la journée coince vraiment.
Après chaque passage, la famille sait où l'on en est. Un repas à peine touché, une nuit trop courte, une ordonnance à renouveler : j'envoie ces quelques lignes le jour même au proche que vous aurez désigné, sans jamais en faire un dossier administratif.
Rien ne se vend en bloc : on retient les volets qui correspondent à la situation du moment, quitte à en ajouter un dans six mois.
Sortie du lit et installation, aide à l'habillage et au déshabillage, toilette accompagnée sans hâte et à l'abri des regards, cheveux coiffés et petits soins d'apparence.
Courses faites seule ou accompagnées, repas cuisiné sur place selon les goûts et le régime suivi, table dressée, présence pendant le repas et vaisselle faite ensuite.
Trajet et accompagnement chez le médecin, à la pharmacie, à la banque ou au marché, promenade courte, retour à la maison et affaires rangées à leur place.
Discuter, lire à voix haute, faire une belote, trier des photos, appeler la famille en visio. Le temps passé à parler n'est jamais du temps perdu.
Je n'exerce aucun acte relevant du soin. Pas de pansement, pas d'injection, pas de prise de tension, pas de manipulation de dispositif médical : ces gestes appartiennent aux infirmiers et aux médecins, et rien ne justifie qu'ils passent par moi.
Sur les traitements, la règle tient en une phrase : j'aide à prendre ce qu'un pilulier contient déjà, rempli par un professionnel ou par la famille. Je ne compose aucune dose, je ne change aucune posologie, et devant un oubli je n'improvise pas — je téléphone.
Je n'assure ni les nuits, ni le dimanche, ni la présence continue. Mes créneaux vont de 7 h à 22 h du lundi au samedi, et une dépendance qui réclame une surveillance permanente relève d'un service structuré ou d'un établissement. Je l'annonce au téléphone, pas au bout de trois semaines.
Enfin, ce qui se passe chez vous reste chez vous : aucune photo, aucun récit, aucun nom cité ailleurs. La confidentialité n'est pas une option de la prestation, elle en fait partie au même titre que l'exactitude des horaires.
Souvent moins qu'on ne l'imagine. Deux passages d'une heure et demie par semaine changent déjà beaucoup, surtout s'ils tombent aux moments critiques : le matin et la fin d'après-midi. On démarre petit, on regarde ce qui reste difficile, et on ajuste au bout d'un mois.
L'entretien du logement effectué pendant la visite y ouvre droit, comme toute prestation de ménage réalisée chez un particulier. Pour la part d'accompagnement de la personne, l'éligibilité dépend de la nature exacte des heures : elle vous est précisée au devis, ligne par ligne, avant que quoi que ce soit ne commence.
Aucune démarche préalable n'est nécessaire pour me faire venir : on peut commencer la semaine suivante. Si un dossier d'aide est ouvert de votre côté, il obéit à ses propres règles et à ses propres intervenants habilités ; le conseil départemental est le bon interlocuteur pour cette partie-là, et je ne me substitue pas à ce circuit.
On refait le point sans attendre l'échéance du devis. Parfois il suffit d'ajouter un passage dans la semaine ; parfois il faut passer la main à un service de soins, et je vous le dirai clairement. Continuer comme si de rien n'était serait le plus mauvais service à rendre.
Beaucoup de familles font ce choix : les sols, le linge et la salle de bain sont repris pendant le même créneau, ce qui évite d'ouvrir sa porte à deux intervenants dans la même semaine. Chaque volet apparaît malgré tout sur une ligne distincte du devis.
L'entretien du logement adapté au grand âge, linge changé et courses rangées comprises.
à très vite chez vous
Racontez-moi une journée type et ce qui devient compliqué. Je vous dirai honnêtement ce que je peux assurer, et à partir de quand.